Famille Forest en Essonne


En 1893, Alexandre Aristide Forest qui était domestique à Boulleret et a épousé Joséphine Léontine Boistier elle-même domestique à Cosne sur Loire. Il se sont mariés ni à Savigny, ni à Bannay dont elle était native, mais à Boulleret. Ils ont eu un petit Maurice en 1895 qui est mort avant un an d’une bronchite. Il est enterré à Bannay.

Ensuite Aristide et Joséphine sont partis vivre à Ris Orangis en Essonne où un frère de Joséphine travaillait déjà dans une boulangerie. Quelques temps après en 1898, sont nées Blanche et Thérèse. Léontine et Aristide ont tout d’abord été journaliers à Ris Orangis puis vers 1922, Aristide était chauffeur (chauffage …il ne conduisait pas). Les jumelles allaient à l’école des filles de la rue du Clos.

Pendant la première guerre mondiale, on trouve un Forest comme brancardier à l’höpital Anglo-Américain Johnstone et Reckitt. Blanche et Thérèse y ont travaillé comme lingères. Vers 1931, Aristide était ouvrier à l’usine Springer de Ris Orangis avec son beau-frère Henri Boistier. Cette usine fabriquait des levures.


En 1922, Aristide et sa famille habitaient 56 rue Nationale, (Nationale 7). Aristide avait un jardin qu’il cultivait non loin de la fondation Dranem. Le jardin du Grand-père était un but de promenade pour la famille. On allait aussi à pieds voir Adrien Boistier et les cousins Touveron de Grigny. En 1931, ils habitèrent près de l’église, au 73 rue Albert Remy, nouveau nom pour la N7 à Ris Orangis. Georgette Martin enmenait les enfants se laver aux «bains-douches» dans la rue de la gare (poste actuelle). La boutique des Martin-Pigenet n’était pas loin non plus… Aristide n’avait pas de meilleur passe-temps que de s’asseoir sur une chaise devant sa maison, en fumant une cigarette et en regardant les voitures passer.

Après la mort de sa femme Léontine en 1945, Aristide est parti vivre avec sa fille Blanche à la boutique de «Vin et Alimentation» de la rue de la Gare. Aristide avait été surpris à chaparder dans la boutique: ce qu’il croyait des bonbons étaient en fait des bouillon-cubes ! Aristide s’est éteint en 1950.


Photos:

Aristide Forest en 1944, Blanche et Thérèse Forest vers 1902

L’école des jumelles près de l’église de Ris Orangis

Aristide Forest à la sortie de l’usine Springer (5ème gauche)

L’entrée de l’Hôpital Anglo-Américain Johnstone et Reckitt

Vue du clocher sur les toits des maisons des 71-73 rue Nationale